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28 mars 2012 3 28 /03 /mars /2012 16:44

28

Mars

2012

Le-syndrome-de-glissement-d-Elisabeth-Laureau-Daull.png

 

 

 

- Elisabeth Laureau-Daull, professeur et écrivain française, vit à Paris

- Le syndrome de glissement a été publié en 2012 aux éditions Arléa.

 

 

Le syndrome de glissement - Elisabeth Laureau-Daull  

Présentation de l'éditeur

 

En choisissant Les Mouettes, une maison de retraite de la banlieue parisienne, Madame Julienne, 85 ans, espérait finir sa vie sereinement. Or, ce n'est pas le cas. Elle découvre aux Mouettes le tragique ordinaire des maisons de retraite et, malgré sa révolte et sa vitalité, elle se sent peu à peu niée, gommée, piégée. Impuissante face à sa vieillesse et celle des autres pensionnaires, elle décide néanmoins d'entreprendre un journal, où elle consigne par le menu les détails de leur vie quotidienne qui, peu à peu, les enferment dans l'infantilisme et les privent insidieusement de toute liberté d'action ou de pensée. Cet acte d'écriture l'aide à garder l'espoir. Mais les découvertes qu'elle y fait sur elle-même et l'histoire de sa vie la perturbent profondément. À l'heure des bilans, c'est l'obsession d'une autre vieillesse, celle d'Adélaïde, sa grand-mère tant aimée qui se fait jour. S'engage alors un bras de fer entre elle et l'administration. Julienne prendra la tête d'une fronde qui secouera un moment les pensionnaires [...]

 

                           Editions Arléa

                      de 2012, 184 pages

 

 

Mon avis

 

Ce court roman traite d'un sujet existentiel : celui du sort réservé à nos aînés subissant non pas des petites violences physiques mais psychologiques et pour ce faire l'auteure nous fait partager son inquiétude à travers le personnage de Madame Julienne, résidente à la maison de retraite Les Mouettes.
Cette dernière s'investit et met du piquant dans le quotidien des autres occupants en se révoltant contre le manque d'attention qu'ils n'ont pas dans cette résidence, mais malheureusement on ne peut pas contourner le règlement auquel on a juste le droit de se plier et par la force s'il le faut.
Aussi, Julienne tient son journal sur un vieil ordinateur où le présent et le passé se mêlent faisant ainsi la construction de ce récit, écrit avec un humour décalé et parfois grinçant, c'est à travers celui-ci qu'on apprend à mieux la connaître et à nous sentir plus proche d'elle.
Comme notre chère petite dame âgée perturbe les règles de la maison de retraite, celle-ci va alors être transférée dans le secteur des personnes atteintes d'Alzheimer. Dès lors, elle va connaître le syndrome de glissement, malgré sa force de caractère.
Pour conclure, c'est un roman bouleversant, portant à réflexion, par lequel je ne suis pas sortie indemne de sa lecture que je n'ai pu interrompre.

 

 

Extraits

 

L'homme de notre temps doit-il se résigner à vivre dans l'ignorance, à ne jamais connaître le comment et le pourquoi des choses ? Non, certes, car il attend, de ceux qui savent, les explications qui lui permettront d'être guidé, instruit et par là même délivré de l'inquiétude...

 

Ma vie n'avait de réalité que si je la couchais sur le papier.

 

Se retrouver vieux, c'est dormir, avoir faim, se remplir, avoir froid, avoir chaud. C'est tourner en rond sans fin. Rien de neuf dans ce qu'on fait, rien de neuf dans ce qu'on voit.

 

Le vie que nous vivons n'est plus une vie. Mais c'est la vie quand même. Qu'elle ait un sens ou non, il faut la vivre !

 

Si quelque chose peut agrémenter la survie du vieux, ce ne sont pas quelques centimètres en plus ou en moins, je l'ai compris. Le vieux espère, il a encore le droit de rêver qu'il va être respecté et écouté, que ses cheveux blancs seront honorés, sa marche aidée, ses douleurs soulagées. C'est le devoir des survivants.

 

On ne me frappe pas, on ne me prive pas de nourriture, on ne m'insulte pas, mais on m'ignore ou l'on se moque de moi. Pis, on complote contre moi. Je le sais, je le sens. C'est feutré, c'est discret, et ça me tue.

 

 

Citations

 

"La personne âgée est une personne plus âgée que la moyenne des autres personnes de la population."

 

"Il y a un premier jour pour tout ce qui est et tout ce qui vit, sublime vérité."

 

"On remplace, dans un tonneau, le vin qui s'est évaporé, mais on ne peut remplacer en soi la part écoulée."

 

"Le monde de la vieillesse est un embryon de monde."

 

"Ne pas voir les larmes qu'on ne peut consoler."

 

 

coeur

 

Defi-PR1

 

 

Remerciement

 

Un grand merci à Anne de m'avoir fait voyager ce petit bijou qu'est ce roman.

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commentaires

unepauselivre 02/04/2012 17:28

Un sujet qui m'intéresse, alors je le note.

Céline 02/04/2012 18:48



Je pense que tu ne regretteras pas



MyaRosa 31/03/2012 00:16

Il a l'air magnifique ce livre. Le résumé me dit quelque chose. J'ai dû le noter dans mon carnet.

zazy 29/03/2012 09:55

Le problème des maisons de retraite.... ma future maison

Anne 28/03/2012 23:44

Tu l'as nettement plus apprécié que moi :)

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