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27 février 2012 1 27 /02 /février /2012 17:02

27

Fév.

2012

Ma-vie-pour-la-tienne-de-Jodi-Picoult.png

 

 

 

- Jodi Picoult, née le 19 mai 1966 à Nesconset, Long Island, est une écrivaine américaine.

- Ma vie pour la tienne (My Sister's Keeper) est paru pour la première fois en France en 2005 aux éditions France Loisirs (première édition : Atria Books - États-Unis, 2004)

 

 

 

Ma vie pour la tienne - Jodi Picoult

 

 

Quatrième de couverture

 

A treize ans, Anna a déjà subi de nombreuses interventions et transfusions afin que sa sœur aînée Kate puisse combattre la leucémie qui la ronge depuis son enfance. Anna sait qu'elle a été conçue pour être génétiquement compatible avec Kate et qu'elle est son seul espoir. Cependant, lorsqu'on lui demande de faire don d'un rein, l'adolescente refuse. Elle veut disposer librement de son corps et ira jusqu'au bout pour se faire entendre... S'inspirant d'un fait réel, Ma vie pour la tienne est un récit choral, qui donne la parole à tous les protagonistes. Ce roman subtil et profondément humain a déjà touché des millions de lecteurs dans le monde.

 

 

 

                Editions Presses de la Cité

                     de 2007, 436 pages

 

 

Mon avis

 

Ce roman est très émouvant mais pas pour autant triste et, avant tout il nous renvoie souvent à cette question : que ferais-je à sa place ? évidemment pas facile d'avoir un avis tranché. D'autant plus, que chaque protagonistes nous fait part de son ressenti sur la situation, ainsi nous comprenons mieux leur choix.
Aussi, l'intrigue est présente jusqu'à la dernière page avec des rebondissements inattendus et une fin saisissante nous faisant réfléchir.
Pour tout vous dire, je me suis laissée transporter dans cette histoire au point que j'avais l'impression de la vivre avec ces personnages si attachants.
Comme vous pouvez en déduire, ce livre dont je voulais découvrir il y a déjà un bon moment, est une très belle découverte et je dirais même mieux : c'est un coup de coeur.

 

 

Citations

 

"Parfois, vous avez l'impression que votre vie entière s'étend devant vous comme une route qui bifurque, et , tout en empruntant le chemin le plus accidenté, vous gardez l'oeil fixé sur l'autre voie en vous demandant si vous avez fait le bon choix."

 

"Qui que vous soyez, il y a toujours une part de vous-même qui souhaite être quelqu'un d'autre, et quand, l'espace d'une seconde, ce voeu se réalise, c'est un miracle."

 

"Il y a deux raisons de ne pas dire la vérité : lorsque le mensonge vous permet d'obtenir ce que vous voulez, et lorsqu'il vous évite de faire du mal à quelqu'un."

 

 

coeur

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23 février 2012 4 23 /02 /février /2012 15:52

23

Fév.

2012

La-formule-preferee-du-professeur-de-Yoko-Ogawa.png

 

 

 

- Yōko Ogawa, née le 30 mars 1962 à Okayama dans la préfecture d'Okayama est une écrivain japonaise, auteur de nombreux romans [...]

- La formule préférée du professeur (博士の愛した数式, Hakase no aishita sūshiki) fût publié en 2005 aux éditions Actes Sud (première édition : Shinchosha - Japon, 2003)

 

 

La formule préférée du professeur - Yoko Ogawa

Quatrième de couverture

 

Une aide-ménagère est embauchée chez un ancien mathématicien, un homme d'une soixantaine d'années dont la carrière a été brutalement interrompue par un accident de voiture, catastrophe qui a réduit l'autonomie de sa mémoire à quatre-vingts minutes. Chaque matin en arrivant chez lui, la jeune femme doit de nouveau se présenter - le professeur oublie son existence d'un jour à l'autre - mais c'est avec beaucoup de patience, de gentillesse et d'attention qu'elle gagne sa confiance et, à sa demande, lui présente son fils âgé de dix ans. Commence alors entre eux une magnifique relation. Le petit garçon et sa mère vont non seulement partager avec le vieil amnésique sa passion pour le base-ball, mais aussi et surtout appréhender la magie des chiffres, comprendre le véritable enjeu des mathématiques et découvrir la formule préférée du professeur... Un subtil roman sur l'héritage et la filiation, une histoire à travers laquelle trois générations se retrouvent sous le signe d'une mémoire égarée, fugitive, à jamais offerte...

 

                       Editions Actes Sud

                     de 2005, 246 pages

 

 

Mon avis

 

Dès les première pages, j'ai été charmé par ce récit intense, rempli d'humanité où les protagonistes de trois générations se retrouvent pour vivre des petits instants de vie, auxquels on s'attache assez vite.
Et malgré, que je ne suis pas une adepte des mathématiques, l'auteure a su me les faire apprécier à travers ce vieux professeur passionné par les chiffres, leur donnant ainsi un tout autre aspect, grâce à des formules entre autres. Bref, je sais que maintenant, j'aurai une autre vision de l'arithmétique. 
En conclusion, ce roman emprunt d'optimisme est pour moi un véritable coup de coeur tant je me suis laissée transporter par cette magie et cette poésie qui s'en dégagent.

 

 

Extrait

 

Une autre merveille de l'enseignement du professeur était l'utilisation généreuse qu'il faisait de l'expression ne pas savoir. Ne pas savoir n'était pas honteux, car cela permettait d'aller dans une autre direction à la recherche de la vérité. Et pour lui, enseigner la réalité qu'il y avait là des possibilités intactes était presque aussi important que d'enseigner des théorèmes déjà démontrés.

 

 

Citations

 

"On attrape les mathématiques avec l'intuition, comme un martin-pêcheur fond soudainement sur l'eau par réflexe, dès qu'il aperçoit l'éclat d'une nageoire dorsale dans la lumière."

 

"Résoudre un problème dont la solution existe obligatoirement, c'est un peu comme faire avec un guide une randonnée en montagne vers un sommet que l'on voit."

 

"Si on abandonne en route, on n'arrive jamais au bout."

 

 

coeur.png

 

 

challenge-abc2012

La lettre "O" - 2/26

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11 octobre 2011 2 11 /10 /octobre /2011 14:55

11

Oct.

2011

L-etrange-disparition-d-Esme-Lennox-de-Maggie-O-Farrell.png

 

 

 

- Maggie O’Farrell est une écrivaine britannique contemporaine, née en Irlande du Nord en 1972 [...]

- L'étrange disparition d'Esme Lennox (The vanishing act of Esme Lennox) est paru pour la première fois en France aux éditions Belfond en 2008 (première édition : Headline Review, Londres - 2006)

 

 

 

L'étrange disparition d'Esme Lennox - Maggie O'Farrell

 

 

 

Quatrième de couverture

 

À Edimbourg, un asile ferme ses portes, laissant ses archives et quelques figures oubliées resurgir à la surface du monde. Parmi ces anonymes se trouve Esme, internée depuis plus de soixante ans et oubliée des siens. Une situation intolérable pour Iris qui découvre avec effroi l'existence de cette grand-tante inconnue. Quelles obscures raisons ont pu plonger la jeune Esme, alors âgée de seize ans, dans les abysses de l'isolement ? Quelle souffrance se cache derrière ce visage rêveur, baigné du souvenir d'une enfance douloureuse ? De l'amitié naissante des deux femmes émergent des secrets inavouables ainsi qu'une interrogation commune : peut-on réellement échapper aux fantômes de son passé ?

 

 

                           Editions 10/18

                      de 2009, 231 pages

 

 

Mon avis

 

Dans ce roman à trois voix, le lecteur est plongé à l'époque où les femmes poursuivant leurs études étaient exclues de la société, pour éviter cela, elles devaient à tout prix se marier afin d'avoir une place dans ce monde. Bref, c'est un sujet assez effroyable !
Au niveau des personnages de cet ouvrage, ils sont très attachants aussi bien que pour leur courage mais aussi leur faiblesse : comme Esme, se livrant aux fils des pages avec fragilité sur sa psychologie.
De plus, on ne peut pas être insensible à cette histoire, puisque ce sont les personnages exprimant,tour à tour, leurs ressentis en entremêlant le passé et le présent.
Par ailleurs, il faut dès le début s'habituer à reconnaître le protagoniste qui parle, mais rassurez-vous, dès que cela est acquis, le livre se lit facilement.
Pour finir, Maggie O'Farrell a réussi à recréer tout une vie comme l'on reforme un puzzle avec un petit bémol tout de même : j'aurai voulu une fin plus développée. Ceci dit, j'ai vraiment apprécié cette lecture et je compte bien découvrir les autres oeuvres de cette auteure.

 

 

Extrait

 

Nous ne sommes que des vaisseaux par lesquels circulent des identités, songe Esme : on nous transmet des traits, des gestes, des habitudes, et nous les transmettons à notre tour. Rien ne nous appartient en propre. Nous venons au monde en tant qu'anagrammes de nos ancêtres.

 

 

Vote étoiles 5 sur 5

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8 septembre 2011 4 08 /09 /septembre /2011 11:52

08

Sept

2011

Joueur_1-de-Douglas-Coupland.png

 

 

 

- Douglas Coupland est né le 30 décembre 1961 dans une base de l'OTAN à Baden Söllingen, en Allemagne

- Joueur_1 (Player one) est paru en septembre 2011 aux éditions Au Diable Vauvert (première édition : Random House Export - Canada, 2011)

 

 

 

Joueur_1---Coupland-Douglas.jpg

 

Quatrième de couverture

 

Joueur_1, ce sont cinq heures, en temps réel, de la vie de cinq personnes réunies dans le bar d'un aéroport lors d'un cataclysme mondial : il y a Karen, une mère célibataire qui attend un homme rencontré sur internet ; Rick, le barman fauché de l'aéroport ; Luke, un pasteur en cavale ; Rachel, une belle blonde souffrant d'un syndrome autistique et incapable de vrais contacts humains ; et pour finir, une voix mystérieuse connue sous le nom de Joueur 1. Chaque personnage se révèle peu à peu alors que le monde tel qu'on le connaît touche à sa fin.
Dans la tradition de Kurt Vonnegut et de J. G. Ballard, Douglas Coupland explore ici les crises contemporaines et s'interroge sur l'identité humaine, la société, la religion et la vie après la mort. À travers ses personnages, leurs dialogues et leurs interactions, l'auteur de Generation X et de jPod propose autant de réponses qu'il nous pose de questions.

 

                Editions Au Diable Vauvert

                      de 2011, 293 pages

 

LECTURE TERMINÉE LE 27 JUIN 2011

 

 

Contexte de cette lecture

 

Ayant fait partie du jury littéraire Fnac 2011, ce livre m'a été offert en avant-première afin de déterminer le 10ème Prix du Roman Fnac.

 

 

Mon avis

 

Joueur_1 est avant tout un huis-clos dans lequel on entre dans les pensées de chaques personnages, où l'auteur décrit à travers eux des évènements de la société actuelle qui mènent le lecteur à se poser des questions.
Au niveau des protagonistes, ils sont tous intéressants et différents avec un signe particulier pour chacun qui les rend attachants. Avec des évènements assez dramatiques leur tombant dessus rapidement, des liens vont se créer et les rapprocheront tous les uns des autres.
Côté écriture, l'auteur utilise un langage simple et efficace rendant la lecture fluide, de plus il se lit vite grâce à sa présentation qui est sous forme de paragraphes pour chacun de nos héros.
En conclusion, ce livre a été pour moi une très belle découverte dans lequel je m'y suis véritablement plongé et dont j'en conseille la lecture pour un bon moment de détente.

 

 

Citations

 

"Toutes les choses que nous laissons derrière nous en nous déplaçant d'une pièce à l'autre sont comme des écales vides."

 

"Le problème quand nous somme pauvres, c'est que ça prend tout notre temps."

 

"Rien de très, très bon et rien de très, très mauvais ne dure très, très longtemps."

 

"Les rêves aident à fixer la perception de la malédiction et de l'offrande du temps."

 

 

Vote étoiles 5 sur 5

 

 

Remerciements

 

Je tiens à remercier la Fnac et les éditions Au Diable Vauvert pour l'envoi de ce livre.

 

 

 

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26 août 2011 5 26 /08 /août /2011 10:47

26

Août

2011

Bienvenue-a-Oakland-d-Eric-Miles-Williamson.png

 

 

 

- Eric Miles Williamson, né 20 Juin 1961 en Californie,  est un romancier américain et critique littéraire

- Bienvenue à Oakland (Welcome to Oakland) a été publié pour la première fois en France en août 2011 (première édition : Raw Dog Screaming Press - USA, 2009)

 

 

 

Bienvenue-a-Oakland---Eric-Miles-Williamson.jpg

Quatrième de couverture

 

États-Unis, de nos jours. T-Bird Murphy, la quarantaine, fils d’immigrés irlandais, se terre dans un box de parking. On le soupçonne d’un crime qu’il n’a peut-être pas commis. Incarnation du quart-monde occidental, T-Bird écrit sa rage. Un long monologue intérieur, animé par les figures de son passé, qui vient tromper sa solitude et mettre des mots sur la violence de l’exclusion. T-Bird a grandi dans le ghetto noir et mexicain d’Oakland, une ville industrielle qui rejette les Noirs, les Chicanos et les Blancs pauvres vers les décharges, sur les bords pollués de la baie de San Francisco. Pour faire mentir le destin, il a sacrifié à la sainte trinité : études, mariage et consommation. Il a fait tous les petits boulots, vécu dans les pires conditions. Mais on n’a jamais voulu voir en lui que l’enfant de ses origines, fauteur de troubles en puissance. Renvoyé à sa misère et du fond du chaos qui l’a englouti, il revendique la déchéance comme nouvelle forme de liberté, et la solidarité comme espérance de dignité.

 

                         Editions Fayard

                     de 2011, 414 pages

 

 

                                                                    LECTURE ABANDONÉE LE 25 JUIN 2011

 

 

Contexte de cette lecture

 

Ayant fait partie du jury littéraire Fnac 2011, ce livre m'a été offert en avant-première afin de déterminer le 10ème Prix du Roman Fnac.

 

 

Mon avis

 

Dans ce roman, Eric Miles Williamson nous décrit à travers T-Bird Murphy, les ghettos sombres et dangereux d'Oakland, ville située en face de San-Francisco, où les pauvres blancs comme lui sont rejetés de la société.
L'écriture de l'auteur m'a beaucoup dérangé au point que je n'ai pas réussi à terminer ce livre : je me suis arrêtée à la moitié. Pour cause, il y a beaucoup trop de vulgarités : pratiquement à toutes les pages, on est aussi parfois insulté et même si cela colle à la vie de rue d'Oakland, je n'ai pas du tout été touché par ce que vit le narrateur bref pour moi c'est loin d'être un bel ouvrage.
Donc un conseil, si vous êtes comme moi, que vous aimez la belle littérature : passez votre chemin !

Vous trouvez ci-dessous quelques extraits du livre afin que vous ayez une idée du langage utilisé au fil des pages.

 

 

Extraits

 

Au fait, le "toi" occasionnel, dans ce livre, c'est pas qu'une tournure de style. C'est une insinuation, un châtiment, une insulte. Il ne s'adresse pas à un "toi" universel, non. Il s'adresse à toi personnellement. Prends ça dans les dents, espèce d'enfoiré(e).

 

Quand on descend une salope dans son genre, surtout une salope d'ex, la caution va pas chercher plus loin que dans les deux mille. Les juges comprennent ce qu'un homme est obligé de faire parfois.

 

 

Vote-etoiles-0-sur-5.png

 

 

Remerciements

 

Je tiens malgré tout à remercier la Fnac ainsi que les éditions Fayard pour l'envoi de ce roman, même si celui-ci a été une déception.

 

 

 

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29 juillet 2011 5 29 /07 /juillet /2011 19:15

29

Juil

2011

Webster-le-chat-de-P.G.-Wodehouse.png

 

 

 

- Pelham Grenville Wodehouse wʊd.haʊs, né à Guilford, Surrey, le 15 octobre 1881, mort à New York le 14 février 1975, est un auteur comique britannique naturalisé citoyen des États-Unis d'Amérique en 1955.

- Webster le chat (The story of Webster) est paru aux éditions Joëlle Losfeld en octobre 2002 (première édition : Herbert Jenkins - Londres, 1933).

 

 

 

Webster le chat - P.G. Wodehouse

 

 

Quatrième de couverture

 

Avec l'humour et la causticité qu'on lui connaît, P.G. Wodehouse nous entraîne dans une étrange et hilarante histoire de possession.
Lancelot est un jeune homme rêveur qui souhaite devenir artiste au grand dam de son oncle. Lorsque celui-ci, devenu vicaire et appelé en Afrique, lui confie son chat Webster, il ne se doute pas un instant de la terrible emprise que le félin aura sur lui. Peu à peu, Lancelot découvre qu'il est comme envoûté par cet énorme matou pontifical et mystérieux.
Décapant, insolent... et parodique.

 

 

 

 

                    Editions Joëlle Losfeld

                      de 2002, 60 pages

 

 

Mon avis

 

Ce court récit est tout plein de légèreté, truffé d'humour, nous faisant tant sourire.
L'idée de ce chat dirigeant les opérations est vraiment très drôle, prouvant que l'on se méfie jamais assez de son chat et qu'il peut en savoir plus sur nous que l'on peut l'imaginer.
Pour finir, je conseille cette petite lecture à tous les amoureux des chats et à ceux qui aiment l'humour anglais.

 

 

Extrait

 

Webster a une dignité naturelle et des manières sereines. Webster est un chat qui s'enorgueillit d'être toujours élégant ; ses principes élevés et ses nobles idéaux rayonnent de ses yeux comme des phares...

 

 

Vote étoiles 5 sur 5

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3 juin 2011 5 03 /06 /juin /2011 21:51

03

Juin

2011

La marche de Mina de Yoko Ogawa 

 

 

 

- Yōko Ogawa, née le 30 mars 1962 à Okayama dans la préfecture d'Okayama est une écrivain japonaise, auteur de nombreux romans [...]

- La marche de Mina (ミーナの行進, Mīna no kōshin) a été publié aux éditions Actes Sud en 2008 - 317 pages (première édition : Shinchosha - Japon, 2006)

 

 

La marche de Mina - Yoko Ogawa

Quatrième de couverture

 

Après le décès de son père, alors que sa mère doit s'éloigner pour parfaire sa formation professionnelle, la petite Tomoko est revue pour un an chez son oncle et sa tante. Tomoko a douze ans ; à Kobe, son oncle l'attend sur le quai de la gare. Il la serre dans ses bras et la conduit jusqu'à la très belle demeure familiale. Pour Tomoko, tout est ici singulièrement différent. Sa cousine Mina passe ses journées dans les livres, collectionne les boîtes d'allumettes illustrées sur lesquelles elle écrit des histoires minuscules ; un hippopotame nain vit dans le jardin, son oncle a des cheveux châtains, il dirige une usine d'eau minérale et la grand-mère se prénomme Rosa. Au cœur des années soixante-dix, Tomoko va découvrir dans cette maison l'au-delà de son archipel : à travers la littérature étrangère, les récits de Rosa sur son Allemagne natale et la retransmission des Jeux olympiques de Munich à la télévision, c'est un tout autre paysage qui s'offre à elle. La grande romancière japonaise explore dans ce livre, et pour la première fois dans son œuvre, le thème de l'étranger et des origines. En choisissant le prisme des liens de l'enfance, elle inscrit ce roman, comme le précédent. intitulé la formule préférée du professeur, dans un cycle voué à la tendresse et à l'initiation.

 

 

Contexte de cette lecture

 

Ce roman a fait l'objet de la lecture commune mai/juin de Partage-Lecture.

 

 

Mon avis

 

Ce livre empreint de nostalgie est porté par l'écriture de Yoko Ogawa que je découvre grâce à ce beau roman.
L'auteure nous livre ici une tranche de vie remplie de souvenirs d'enfance, s'entremêlant au présent où le Japon et l'Allemagne se mêlent à travers la grand-mère Rosa.
J'ai apprécié aussi tous ces protagonistes qui entretiennent des relations assez complexes entre eux, ainsi que les manies de chacun et sans compter aussi cette somptueuse propriété dans laquelle ils vivent.Bref ,c'est un roman attachant tant par les personnages décrits avec précision, que par le style d'écriture de l'auteure, de plus il se lit assez vite grâce à des chapitres très courts.
Un livre qui me donne envie de découvrir plus sur la littérature nipponne contemporaine.

 

 

Citations

 

"Si vos oreilles émettent un drôle de bruissement, ne les frottez pas trop fort. Parce que dans la plupart des cas, ce sont les anges qui recousent leurs ailes sur vos lobes."


"Nous ne nous étions pas du tout éloignées l’une de l’autre. Mais le temps s’était écoulé plus vite que dans notre imagination d’enfant."

 

 

Vote étoiles 5 sur 5

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2 juin 2011 4 02 /06 /juin /2011 15:08

02

Juin

2011

Small-World-de-Martin-Suter.png

 

 

 

- Martin Suter est un écrivain suisse alémanique né le 29 février 1948 à Zurich

- Small World a été publié aux éditions Christian Bourgois en 1998 (première édition : Diogenes Verlag AG, Zurich - 1997)

 

 

Small world - Martin Suter

 

 

 

 

Quatrième de couverture

 

A soixante ans, Conrad Lang vit aux crochets d'une riche famille qui l'a recueilli enfant et continue à le faire vivre en l'employant comme gardien. Un soir, il met accidentellement le feu à leur villa. Ce sont les premiers symptômes de la maladie d'Alzheimer, qui va avoir d'autres conséquences troublantes. Au fur et à mesure que sa mémoire proche est engloutie, des souvenirs que certains espéraient enfouis à tout jamais resurgissent peu à peu...

 

 

 

 

                         Editions Points

                     de 2011, 358 pages

 

 

Mon avis

 

Autant le dire d'entrée, ce livre est un coup de cœur : l'histoire de Conrad est vraiment touchante, elle montre à travers lui la perte progressive et irréversible des fonctions mentales et notamment de la mémoire que peut causer la maladie D'Alzeimer, mais aussi que l'on peut tout de même avoir des bribes d'un passé lointain. On peut donc constater que Martin Suter s'est bien renseigné sur le sujet de cette maladie en nous faisant part aussi d'informations assez intéressantes.  
Au niveau de l'intrigue, elle est efficace puisque dès le début, on pressent un secret bien gardé autour de cette famille de haute bourgeoisie car la matriarche Elvira Senn ne veut pas que Conrad se souvienne du passé : Ses souvenirs pourraient-ils bouleverser la réputation de cette famille bourgeoise ?
Quant aux personnages, l'auteur a su nous les décrire finement avec des personnalités propres à chacun et dont leurs pensées sont voilées, bref ils sont très diversifiés.
Pour finir, c'est un très bon roman superbement bien écrit et bien construit avec une fin surprenante comprenant une bonne morale qui prouve que les personnes qui riaient de "Koni", auraient mieux fait de s'abstenir.

 

 

Extrait

 

- Je suis tombée sur le papier qui te permet de retrouver notre appartement et de te souvenir de mon nom.

- Où ? avait-il demandé

- Dans le réfrigérateur.

Il rit. Mais comme cela, la glace était rompue. Il lui raconta tout. Tout ce dont il pouvait se souvenir.

 

 

Citations

 

"Le tennis est un sport pour la vie entière, et quand on devient plus âgé, compter est aussi un excellent entraînement pour la mémoire."

 

"Celui qui creuse la tombe de l'autre s'y enterre lui-même."

 

 

coeur

 

 

Remerciements

 

Je tiens à remercier chaleureusement l'équipe Partage-lecture et les éditions Points pour ce très beau roman.

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4 mai 2011 3 04 /05 /mai /2011 19:54

04

Mai

2011

Perdu-le-Paradis-de-Cess-Nooteboom.png

 

 

 

- Cees Nooteboom est un auteur néerlandais, né le 31 juillet 1933 à La Haye [...] 

- Perdu le paradis (Paradijs verloren) est paru aux éditions Actes Sud en 2006 (première édition : Atlas, Amsterdam - 2004)

 

 

 

Perdu, le paradis - Cees Nooteboom

Quatrième de couverture

 

Deux jeunes Brésiliennes partent pour l'Australie, un monde dont elles rêvent depuis l'enfance. Là, dans l'éblouissement du fantasme, Alma tombe amoureuse d'un peintre aborigène, un être aussi inaccessible que son art. Au-delà de la passion, le voyage australien se poursuit et, pour se faire un peu d'argent de poche, Alma travaille en tant que figurante dans le cadre du Festival de poésie de Perth, inscrit cette année-là sous le signe de John Milton. Déguisée en ange la jeune femme doit se cacher, échapper au regard des visiteurs, telle est la règle de ce jeu de piste en poésie. Et c'est dans cet étrange accoutrement qu'elle va croiser Erik Zondag, l'entraîner dans une brève étreinte puis disparaître. Des années plus tard ils se retrouveront, par hasard, bien loin de l'Australie. Mais les anges et les humains ne se ressemblent pas. Telle est peut-être la simple conclusion de cette seconde rencontre, consolatrice et pourtant fatale. Un roman aussi léger, aussi insaisissable qu'un poème, une histoire à travers laquelle sont abordés magistralement tous les drames de la vie, y compris la perte de l'innocence                                                               - la perte du paradis

                       Editions Actes Sud

                      de 2006, 187 pages

 

 

 

Mon avis

 

Un livre assez étrange que je viens de découvrir et assez déboussolant dans les premiers chapitres, en effet l'histoire tarde à se mettre en place, avec des récits et des narrateurs différents. Cela dit, quand le puzzle se construit, on ne peut être que conquit. De plus la plume de cet auteur est remarquable, celle-ci nous transporte dans son univers féerique qui nous touche particulièrement, avec des personnages qu'on aime suivre dans leurs voyages : en Australie, entre autres.

En conclusion, ce livre fût une belle découverte auquel on ne sort pas indemne de sa lecture.

 

 

Extraits

 

Je crois que la plupart des gens ne songent jamais à la folie de cette annonce. Un homme ailé, qui vient de se poser dans la pièce, ses ailes sont encore légèrement dressées, à l'extérieur le paysage impassible, avec cet arbre solitaire, gracile et élancé dans la lumière méditerranéenne ; il vient apporter un message d'un monde éloigné à des millions de lieues et en même temps tout proche, où n'existent ni temps ni distance, un monde qui vient de se nicher dans cette femme. Je ne sais pas ce que c'est que le divin, ou plutôt, je ne saurais pas le décrire, je ne sais pas comment des êtres humains peuvent supporter le contact du divin, je ne pense pas que cela se puisse. Si cela se produit néanmoins, on obtient à peu près ce tableau.

 

Le comble du farfelu, c'est le soir quand on vient nous chercher : un autobus plein d'anges, un drôle de ramassis. Coke, calmants, problèmes de maths, ils ont chacun sa méthode pour tenir le coup. Les plus exposés, ce sont les anges qui peuvent voir les gens, parce que ceux-ci leur disent les pires insanités, déclarations d'amour, grossièretés, obscénités. Ils savent bien que nous n'avons pas le droit de répondre, ce qui semble exciter follement certaines personnes.

 

 

Citation

 

"Les anges (à ce qu'on dit) bien souvent ne savent pas s'ils vont parmi les vivants ou bien parmi les morts."

 

 

Vote étoiles 5 sur 5

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3 mai 2011 2 03 /05 /mai /2011 19:51

03

Mai

2011

Brida-de-Paulo-Coelho.png

 

 

 

- Paulo Coelho (né le 24 août 1947 à Rio de Janeiro) est un romancier et un interprète brésilien

- Brida est paru aux éditions Flammarion en 2010 (première édition : Planeta, Espagne - 2004)

 

 

Brida - Paulo Coelho

 

Quatrième de couverture

 

Brida, une jeune Irlandaise à la recherche de la Connaissance, s'intéresse depuis toujours aux différents aspects de la magie, mais elle aspire à quelque chose de plus. Sa quête l'amène à rencontrer des personnes d'une grande sagesse, qui lui font découvrir le monde spirituel: un mage habitant la forêt lui apprend à vaincre ses peurs et à croire en la bonté de l'univers; une magicienne lui explique comment danser au rythme du monde et invoquer la lune. Brida part alors à la rencontre de son destin. Parviendra-t-elle à réconcilier sa vie amoureuse et son désir de tout quitter pour devenir sorcière? Ce roman enchanté renoue avec des thèmes chers aux lecteurs de Paulo Coelho: le conteur y tisse un récit qui mêle amour, passion, mystère et spiritualité.

 

 

 

                    Editions Flammarion

                    de 2010, 297 pages

 

 

Mon avis

 

Ce livre est avant tout une étude psychologique, donnant à réfléchir sur le sens de la vie, à travers la spiritualité dans le monde des sorcières. C'est avec notre héroïne,une jeune fille attachante et voulant toujours apprendre davantage au sujet de la magie, que l'on fait ce parcours initiatique. On l'a suit également dans sa quête à la recherche de son Autre Partie. Bref, une histoire qui nous tiens bien en haleine mêlant amour et ésotérisme, avec des protagonistes intéressants et mystérieux.
En conclusion, j'ai passé un bon moment avec ce roman à l'écriture poétique, pleine d'humanité, se composant de chapitres courts, ce qui facilite la lecture.

 

 

Extraits

 

- Qu'est ce que la magie alors ? demanda-t-elle.

Malgré l'obsurité, Brida vit que le Magicien tournait la tête. Il regardait le ciel, absorbé, peut-être à la recherche d'une réponse.

- La magie est un pont dit-il enfin. Un pont qui te permet d'aller du monde visible vers l'invisible. Et d'apprendre les leçons des deux mondes.

 

 

Rien n'est complètement faux dans le monde, ma fille, dit son père en regardant l'horloge. Même une horloge arrêtée réussit à être à l'heure deux fois par jour.

 

 

Citations

 

"La sagesse, c'est connaître et transformer."

 

"Nous sommes responsables de l'Univers, parce que nous sommes l'Univers."

 

 

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  Mise à jour le 28/04/2013


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