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18 février 2012 6 18 /02 /février /2012 21:58

18

Fév.

2012

Cet-ete-la-de-Veronique-Olmi.png

 

 

 

- Véronique Olmi est un écrivain français, née en 1962 à Nice. Elle est la petite-fille de Philippe Olmi, ministre de l'agriculture, député des Alpes-Maritimes et maire de Villefranche-sur-Mer durant 20 ans.

- Cet été-là est paru pour la première fois en janvier 2011 aux éditions Grasset.

 

 

 

Cet été-là - Véronique Olmi

 

 

Quatrième de couverture

 

Comme chaque année, trois couples d'amis passent le 14 Juillet au bord de la mer, en Normandie. C'est un rite immuable et léger. Une parenthèse joyeuse.
Cet été-là, pourtant, un adolescent inconnu surgit et s'immisce dans leur petit groupe pour raviver, peut-être malgré lui, des culpabilités anciennes, des blessures, des secrets. En quelques jours, le destin de ces êtres va basculer.
Cet été-là est un roman sur la fragilité des existences que l'on voudrait heureuses - mais dont les failles se creusent au rythme des mensonges et des compromis. C'est un roman vrai sur la solitude, lorsque le temps a passé, lorsque la lucidité a remplacé l'insouciance, et les doutes la jeunesse. Être un homme. Être une femme. Sait-on seulement ce que c'est ? Et comment l'on y parvient ?

 

 

                           Editions Grasset

                       de 2011, 281 pages

 

 

Mon avis

 

Voilà, un petit roman qui m'a fait passé un très bon moment de détente, tant les personnages sont attachants grâce à leurs pensées si bien décrites par l'auteure.
J'ai également apprécié l'atmosphère de ce récit ainsi que l'opposition existante entre la vie de groupe (plutôt joyeuse en apparence) avec l'isolement ce chacun : ressassant des secrets et renfermant des blessures intérieures.
Au niveau des personnages, nous avons une femme multipliant les aventures avec des jeunes hommes, une comédienne qui n'arrivent pas à se faire connaître et une belle bourgeoise déprimée; quant aux hommes, je les ai trouvés à la fois sensibles et distants.
Côté écriture, elle est légère et épurée, facilitant donc la lecture de ce récit qui m'a fait pensé au film "Les petits mouchoirs" de Guillaume Canet.
Pour terminer, j'ai beaucoup aimé ce livre et je compte bien lire d'autres oeuvres de cette auteure.

 

 

Extrait

 

Delphine remit en boule dans l'armoire tout ce qu'elle en avait sorti, hésita à prendre avec elle le petit maillot rayé noir et blanc et finalement y renonça. Alors la lumière de la plage lui manqua violemment, comme manque soudain un être que l'on aime et sans qui la vie n'est plus que la vie, sans espérance et sans surprise.

 

 

Citations

 

"La mer est le seul lieu où crier de joie est possible sans que personne demande de baisser la voix, peut-être parce que la mer est le seul endroit où chacun de nous se sent pareil au jour où il l'a découverte. Se sent la plupart du temps, un enfant."

 

"Les années passent et on peut décider soudain qu'elles ne se ressembleront plus."

 

"La mer sait des choses que nous ignorons."

 

 

Vote étoiles 5 sur 5

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6 octobre 2011 4 06 /10 /octobre /2011 18:11

06

Oct.

2011

Chagrin-d-ecole-de-Daniel-Pennac.png

 

 

 

- Daniel Pennac, de son vrai nom Daniel Pennacchioni, né le 1er décembre 1944 à Casablanca au Maroc, est un écrivain français. Il a reçu le prix Renaudot en 2007 pour son essai Chagrin d'école.

- Chagrin d'école a été publié pour la première fois en 2007 aux éditions Gallimard.

 

 

Chagrin d'école - Daniel Pennac

 

 

 

 

Quatrième de couverture

 

- Un livre de plus sur l'école alors?

- Non pas sur l'école! Sur le cancre. Sur la douleur de ne pas comprendre et ses effets collatéraux sur les parents et professeurs.

 

 

 

 

 

 

          Editions Gallimard - Collection Folio

                     de 2009, 297 pages

 

 

Présentation du livre

 

Chagrin d'école est un roman autobiographique sur le parcours psychologique d'un cancre dans le système scolaire, en plus de plusieurs réflexions et anecdotes sur le propre parcours de l'auteur qui était lui même un très mauvais élève. Il décrit l'importance du regard du professeur sur l'élève, l'impact sur les domaines qu'un individu va développer ou au contraire abandonner. Les verbatims illustrent fréquemment les effets apparemment inoffensifs du vocabulaire utilisé par les parents, les éducateurs; les petites phrases de sa mère qui montrent le regard porté sur son fils, notamment lorsqu'elle l'interroge sur sa capacité à réussir dans la vie, alors que Daniel est devenu un personnage important de l'éducation.
Ce livre présente également le constat d'un écart entre deux mondes : celui des élèves et celui des professeurs.

 

 

Mon avis

 

Entre écrit autobiographique et analyse psychologique, Daniel Pennac nous parle du mauvais élève en se mettant dans la peau de ce dernier, ainsi il nous décrit ce qu'est vraiment la cancrerie. Aussi, ce roman est basé entre autres, sur la relation entre les professeurs et leurs élèves, un tout parfois drôle mais restant toujours très méthodique et optimiste.
Et surtout, en nous contant ses expériences scolaires, l'auteur a su rendre ce livre utile qui propose notamment des procédés pour les enseignants et également, il donne espoir aux personnes étant dans cette situation.
Par ailleurs, j'ai apprécié l'intelligence et l'écriture de cet homme, sachant prendre du recul de manière soudaine avec parfois de l'émotion.
En conclusion, ce récit est un réel coup de coeur que je n'oublierai pas de si tôt et dont j'en recommande à tous sa lecture : aussi bien aux professeurs qu'à chacun d'entre vous car, on est tous passés sur les bancs de l'école.

 

Extrait

 

Il faudrait inventer un temps particulier pour l'apprentissage. Le présent d'incarnation, par exemple. Je suis ici, dans cette classe, et je comprends, enfin ! Ça y est ! Mon cerveau diffuse dans mon corps : ça s'incarne.

Quand ce n'est pas le cas, quand je n'y comprends rien, je me délite sur place, je me désintègre dans ce temps qui ne passe pas, je tombe en poussière et le moindre souffle m'éparpille.

Seulement, pour que la connaissance ait une chance de s'incarner dans le présent d'un cours, il faut cesser d'y brandir le passé comme une honte et l'avenir comme un châtiment.

 

 

Citations

 

"Les mots du professeur ne sont que des bois flottants auxquels le mauvais élève s'accroche sur une rivière dont le courant l'entraîne vers les grandes chutes."

 

"La naissance de la délinquance, c'est l'investissement secret de toutes les facultés de l'intelligence dans la ruse."

 

"Une bonne classe, ce n'est pas un régiment qui marche au pas, c'est un orchestre qui travaille la même symphonie."

 

"Le jeu est la respiration de l'effort, l'autre battement du coeur, il ne nuit pas au sérieux de l'apprentissage, il en est le contrepoint."

 

"La peur de lire se soigne par la lecture, celle de ne pas comprendre par l'immersion dans le texte."

 

 

chagrin d'école

 

 

 

coeur

 

challenge-abc2012

La lettre "P" - 1/26

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31 août 2011 3 31 /08 /août /2011 12:37

31

Août

2011

La-grand-mere-de-Jade-de-Frederique-Deghelt.png

 

 

 

- Journaliste et réalisatrice de télévision, Frédérique Deghelt est une voyageuse infatigable [...]  

- La grand-mère de Jade a été publié pour la première fois en 2009 aux éditions Actes Sud.

 

 

 

La grand-mère de Jade - Frédérique Deghelt

 

 

 

 

Quatrième de couverture

 

J'ai beaucoup lu, depuis très longtemps. Je suis une lectrice assidue, une amoureuse des livres. On pourrait le dire ainsi. Les livres furent mes amants et avec eux j'ai trompé ton grand-père qui n'en n'a jamais rien su pendant toute notre vie commune. Jade eut l'impression que Mamoune lui assénait cette révélation comme si elle avait fait le trottoir, transformant la lecture en une activité inavouable.

 

 

 

 

 

                        Editions Actes Sud

                      de 2009, 391 pages

 

 

Mon avis

 

Frédérique Deghelt nous plonge dans une histoire émouvante où deux femmes de générations différentes, s'aimant déjà, se découvrent et  s'émerveillent réciproquement avec la littérature comme passion commune.
Au fil des pages, l'auteure nous fait découvrir une grand-mère qui a cultivé sa passion littéraire, dans une écriture nuancée de sentiments passant d'une octogénaire à une jeune femme trentenaire.
Par ailleurs, ce roman aborde aussi les difficultés d'écrire que rencontre l'écrivain mais également le goût pour la lecture.
Par contre, même si ce récit est beau et assez réaliste, j'ai trouvé parfois quelques longueurs vers la deuxième moitié du livre. Cela dit, j'ai passé un bon moment de lecture mais je ne l'ai pas trouvé aussi bon que son autre oeuvre : "La vie d'une autre".

 

 

Extraits

 

- J'ai beaucoup lu, depuis très longtemps. Je suis une lectrice assidue, une amoureuse des livres. On pourrait le dire ainsi. Les livres furent mes amants et avec eux j'ai trompé ton grand-père qui n'en a jamais rien su pendant toute notre vie commune.

 

Grâce à Mamoune, elle éprouvait des sentiments inconnus, des fils la reliaient à un monde plus ancien, elle sentait qu'elle pouvait suivre le cours de sa vie en continuant à tisser une trame dont elle était l'issue. Elle n'était plus ce puzzle dont elle cherchait à assembler les morceaux épars.

 

En rentrant de promenade, je me prépare du thé et regarde mes mains. Avec elles on ne se trompe jamais d'âge. Elles disent le travail accompli, les gestes répétés, le soleil en été, la dureté des hivers. Mes mains furent les compagnes de mon âme, les artisans des rêves accomplis, le fantômes des corps arrachés, des blessures restées ouvertes.

 

Pour peu qu'on voie l'auteur, on se demande ce qu'il fait là ; mais si au fil des pages sa chair disparaît au profit d'une belle écriture, si derrière les mots bien alignés, la langue noble, on ne sent plus son âme, alors soudain, on se demande où il est passé.

 

 

Citations

 

"Bonnes ou mauvaises, les conséquences de nos actes sont toujours des mystères."

 

"Notre vie est bâtie comme une série de pays reliés par des ponts."

 

"Il ne peut y avoir de décisions innocentes quand les enfants deviennent les parents de leurs parents."

 

"Nous sommes aveugles et ce que nous voyons chez nos plus proches c'est ce que nous croyons savoir d'eux."

 

"Toute révélation contient un acte d'amour mais est-ce bien ce que voit celui qui connaît désormais notre secret ?"

 

"Vivre dans la peur, c'est vivre à moitié."

 

"Prendre la rue du plus tard, c'est arriver à la place du jamais."

 

"Dire non à ses désirs profonds de vie, c'est dire oui à ses aspirations de mort."

 

"On ne regrette jamais ce qu'on a pas choisi. On regrette la chance qu'on a laissée passer..."

 

 

Vote étoiles 5 sur 5

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18 août 2011 4 18 /08 /août /2011 12:50

18

Août

2011

Passer-la-nuit-de-Marina-de-Van.png

 

 

 

- Marina de Van, née en 1971, est une réalisatrice, scénariste et actrice française de cinéma.

- Passer la nuit est paru en août 2011 aux éditions Allia.

 

 

 

Passer-la-nuit---Marina-de-Van.JPG

Présentation de l'éditeur

 

Partition musicale d'une dérive, la narratrice se heurte au vide d'une journée qui commence alors que rien n'y est prévu pour elle. Elle dissèque l'état dépressif, son mécanisme, les sentiments qu'il provoque. La perception du réel vacille. La narratrice installe des cadres : préparer le café, tenter d'avaler quelque chose, regarder par la fenêtre, se doucher… Des occupations doivent à tout prix rythmer cette journée, combler son vide. Un cercle d'événements inéluctablement répétés se met en place. Parfois, il faut sortir, voir des gens. Or, la volonté de s'extraire de la solitude l'y confronte plus encore. Une sensation accrue du corps se développe, dans toute sa matérialité. Cette fois, Marina de Van s'applique à transmettre par l'écriture ce qu'elle a pu ailleurs filmer. C'est cette violente sincérité qui resurgit là, entre les lignes. Sincérité face à la difficulté d'être normale
Si le sujet du livre circonscrit un terrain glissant, l'auteur en évite tous les écueils. Elle parvient à installer sa narratrice dans la sphère de la haute lucidité, celle qui permet de voir dans le vide de l'existence une vie, en soi.

                           Editions Allia

                     de 2011, 142 pages

 

 

LECTURE TERMINÉE LE 23 JUIN 2011

 

 


Contexte de cette lecture

 

Ayant fait partie du jury littéraire Fnac 2011, ce livre m'a été offert en avant-première afin de déterminer le 10ème Prix du Roman Fnac.

 

 

Mon avis

 

Passer la nuit est un récit assez émouvant, où la narratrice éprouve un sentiment de mal être, elle comble ses journées en répétant les mêmes gestes comme préparer le café, regarder par la fenêtre...Elle essaye de sortir, de voir du monde mais le besoin d'être seule est plus fort.
Marina de Van a une très belle écriture avec des phrases courtes, donnant le ton à cet état de dépression sans pour autant que cela soit morne.
Néanmoins, au bout de quelques pages, on se lasse du quotidien de la narratrice puisqu'elle répète chaque jours les mêmes gestes en éprouvant les mêmes sentiments.
Donc, pour conclure ce court roman est bien écrit mais, il n'aurait pas fallu qu'il fasse plus de pages.

 

 

Extraits

 

- Tout désir m'a quittée et chaque action ne se présente plus que comme une tâche, une corvée, en même temps que l'inactivité me rend folle.

 

- Je ne sais pas vivre la beauté de ce que je possède déjà, sans éprouver d'avance la douleur de sa destruction, et plus encore dans chacun des visages que l'altération, au gré des ans, travaille.

 

- Loin de m'apaiser, l'étrangeté des éléments, leur nouveauté, ne bouscule pas l'ennui qui m'habite, mais ne fait qu'accroître ma paralysie.

 

- Cette remémoration est déjà douloureuse, et peut-être l'amnésie me protège-t-elle du souvenirs de douleurs plus intolérables, ou de joies dont la perte me serait aujourd'hui insupportable.

 

 

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Remerciements

 

Je tiens à remercier la Fnac et les éditions Allia pour l'envoi de ce livre.

 

 

 

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10 août 2011 3 10 /08 /août /2011 19:45

10

Août

2011

Le-ciel-des-chevaux-de-Dominique-Mainard.png

 

 

 

- Dominique Mainard est une traductrice de romans anglais et romancière française née en 1967 à Paris.

- Le ciel des chevaux a été publié pour la première aux éditions Joelle Losfeld en août 2004

 

 

Le ciel des chevaux - Dominique Mainard

 

Quatrième de couverture

 

Lorsque la rumeur commence à se propager dans la ville, elle parvient tout naturellement aux oreilles de Lena. On murmure qu'un jeune homme, presque un adolescent, hante le parc voisin, racontant des histoires aux enfants venus y jouer. Il est revenu... lui dont elle n'a jamais parlé à quiconque, l'homme qui a partagé ses jeux d'enfant... son frère. La seule personne qu'elle informe de cette réapparition est sa mère avec laquelle elle ne communiquait plus depuis des années. Depuis la mort de son père. Depuis le jour où son frère a disparu...
Aujourd'hui, Lena est mariée à un homme qui ne sait rien de sa vie passée et dont elle a un petit garçon. Pour autant, elle ne cesse de penser à l'adolescent qui a élu domicile dans le parc et ne peut s'empêcher, à l'insu de tous, de partir à sa rencontre...

 

                    Editions Joelle Losfeld

                    de 2004, 257 pages

 

 

Mon avis

 

Dominique Mainard a écrit là un livre d'une grande sensibilité mêlant l'amour, l'affection mais aussi la détresse, en utilisant une écriture poétique.
En nous affiliant à l'univers de Lena, l'auteure nous dévoile progressivement le secret de cette femme affectée par la vie, restant en marge de la société.
Quant au récit, il est mêlé entre le passé et le présent et prend une dimension fantastique, car le rêve côtoie la réalité dans un climat mystérieux.
Pour terminer, c'est un très beau roman particulièrement émouvant, nous tenant en haleine malgré un sujet assez triste, car on a hâte de savoir ce qui se passe entre cette soeur et son frère et ce n'est qu'à la fin que l'on comprend enfin l'énigme.

 

 

Extrait

 

Les médecins ont diagnostiqué une maladie complexe, un trouble plutôt – c’était un mot étrange, « trouble » comme une eau opaque, l’œil indéchiffrable d’une flaque sur un chemin boueux - dans lequel certains enfants finissaient par sombrer jusqu’à n’avoir plus aucun contact avec le monde extérieur.

 

 

Citation

 

"Toutes les vies sont-elles des jeux de l'oie dont certaines cases sont presque effacées, indiscernables, des cahiers dont des pages entières sont arrachées ?"

 

 

coeur

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6 août 2011 6 06 /08 /août /2011 17:58

06

Août

2011

Je-vais-bien--ne-t-en-fais-pas-d-Olivier-Adam.png

 

 

 

- Olivier Adam est un écrivain français né le 12 juillet 1974 à Paris.

- Je vais bien, ne t'en fais pas est paru pour la première fois aux éditions Le Dilettante

 

 

Je vais bien, ne t'en fais pas - Olivier Adam

 

 

Présentation de l'éditeur

 

Une autre lettre de Loïc. Elles sont rares. Quelques phrases griffonnées sur un papier. Il va bien. Il n'a pas pardonné. Il ne rentrera pas. Il l'aime. Rien d'autre. Rien sur son départ précipité. Deux ans déjà qu'il est parti. Peu après que Claire a obtenu son bac. A son retour de vacances, il n'était plus là. Son frère avait disparu, sans raison. Sans un mot d'explication. Claire croit du bout des lèvres à une dispute entre Loïc et son père. Demain, elle quittera son poste de caissière au supermarché et se rendra à Portbail. C'est de là-bas que la lettre a été postée. Claire dispose d'une semaine de congé pour retrouver Loïc. Lui parler. Comprendre.

 

 

 

                          Editions Pocket

                     de 2009, 155 pages

 

 

Mon avis

 

Olivier Adam parvient à nous captiver en nous parlant de la vie quotidienne avec ses joies et ses peines, par des phrases courtes et simples, donnant un bon rythme à cette lecture qui se lit vite.
Au niveau de l'histoire, je l'ai trouvé prenante malgré que j'ai trouvé l'absence de non-dits trop présente et ça manque de profondeur psychologique chez les personnages, ce qui m'a quelque peu dérouté et au dénouement, je suis restée sur ma faim.
En conclusion, ce roman n'est ni une déception, ni une belle découverte car d'un côté j'ai apprécié le style d'écriture de l'auteur et aussi l'héroïne qui est attachante, mais d'un autre il m'a manqué quelque chose pour que j'accroche davantage.

 

Extrait

 

Ton frère est parti.
Parti où ?
On ne sait pas
Comment ça, on ne sait pas ?
Non. Il est parti comme ça. Ça fait cinq jours, on ne l'a pas revu. Il a juste dit qu'il partait. Qu'il ne reviendrait pas.

 

 

Vote étoiles 3 sur 5

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4 août 2011 4 04 /08 /août /2011 18:35

04

Août

2011

La-petite-Chartreuse-de-Pierre-Peju.png

 

 

 

- Pierre Péju est un romancier, essayiste et professeur de philosophie français né en 1946 à Lyon.

- La petite Chartreuse a été publié pour la première fois aux éditions Gallimard en octobre 2002

 

 

La petite chartreuse - Pierre Péju

 

Quatrième de couverture

 

« Pour Vollard, Éva devenait la petite Chartreuse. Silencieuse sans en avoir fait le vœu. La très pâle moniale. L'enfant cloîtrée. L'enfant privée de voix et de joie, privée d'enfance. Mais au fil de ces errances dans la Chartreuse, bizarrement, ce n'était pas le poids écrasant et absurde de l'accident que Vollard ressentait en compagnie de la petite fille, mais un inexplicable allègement, un soulagement, un apaisement dû à ce rituel de marche lente, de silence, de contemplation de choses infimes. Comment un si petit être, émettant si peu de signes, pouvait-il lui donner cette impression de discret équilibre, de nécessité fragile mais heureuse ? Le sentiment confus que tout pouvait se résumer à ce va-et-vient entre la librairie et l'hôpital s'intensifiait encore en passant, Éva à ses côtés, du centre spécialisé à la nature sauvage.»

 

 

                       Editions Gallimard

                     de 2002, 178 pages

 

 

Mon avis

 

Un roman où la littérature est très bien exprimée et où elle à toute son importance, donnant ainsi un vrai côté réaliste à ce récit, sublimé par une très belle plume.
Au niveau de l'histoire, elle est assez troublante, d'autant plus que l'on est touché par ce libraire chamboulé depuis l'accident, quand il s'échappe dans les montagnes.
Quant à la mère de la petite, on la sent fragile, manquant de courage mais avec une soif d'amour bien présente.
En conclusion, c'est un très beau récit poétique ayant une triste fin mais assez cohérente.
Une très belle découverte d'un auteur que je ne connaissais pas !

 

 

Citations

 

"...Le désespoir n'a pas de coeur, la main reste toujours au désespoir hors d'haleine, au désespoir dont les glaces ne nous disent jamais s'il est mort."

 

"Le seul vrai lecteur, c'est le lecteur pensif."

 

"C'est mon art le plus cher et ma plus chère méchanceté d'avoir appris à mon silence à ne pas se trahir par le silence."

 

"J'ai cherché partout le bonheur, mais je ne l'ai trouvé nulle part, sinon dans un petit coin, avec un petit livre."

 

 

 

coeur

 

 

challenge france inter

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16 juin 2011 4 16 /06 /juin /2011 18:53

16

Juin

2011

Un-secret-de-Philippe-Grimbert.png

 

 

 

- Philippe Grimbert, né à Paris en 1948, est un écrivain et psychanalyste [...]

- Un secret a été publié aux éditions Grasset en 2004.

 

Un secret - Philippe Grimbert

 

 

 

 

 

Quatrième de couverture

 

" Aussi longtemps que possible, j'avais retardé le moment de savoir : je m'écorchais aux barbelés d'un enclos de silence. " Ph. G.
Après La Petite robe de Paul, Philippe Grimbert explore de nouveau le territoire du secret, livrant, cette fois, une part intime de sa
propre histoire.

 

 

 

 

                        Editions Grasset

                     de 2004, 191 pages

 

 

Mon avis

 

Tout d'abord, je tiens à préciser que ce roman est en partie une autobiographie de Philippe "Grinberg", racontant son enfance et son adolescence au milieu du secret que lui cachait sa famille.
Au départ, j'ai eu du mal à comprendre où voulait nous emmener le narrateur au point que je commençais à le trouver ennuyant mais au bout de quelques chapitres,ça démarre en suspens, rebondissement et tragédie.
Par ailleurs, on suit l'évolution des protagonistes par rapport à ce lourd secret, avec lesquels l'auteur met en avant leur psychologie et leur sentiment de culpabilité.
De plus, il ne rentre pas dans les détails et ne fait que très peu de descriptions, nous permettant ainsi de reconstituer son monde par notre propre imagination. 
En conclusion, c'est un très beau récit, écrit avec simplicité et pudeur,  mêlant l'histoire de la déportation des Juifs avec l'histoire d'amour des parents.

 

 

Extraits

 

Fils unique, j'ai longtemps eu un frère. Il fallait me croire sur parole quand je servais cette fable à mes relations de vacances, à mes amis de passage. J'avais un frère. Plus beau, plus fort. Un frère aîné, glorieux, invisible.

 

Chaque début d'année je me fixais le même objectif : attirer l'attention de mes maîtres, devenir leur préféré, monter sur l'une des trois marches du podium. De cette seule compétition je pouvais prétendre être le vainqueur. Là était mon domaine, à mon frère j'avais abandonné le reste du monde : lui seule pouvait le conquérir.

 

  Vote étoiles 4 sur 5

 

 

 

Challenge Partage-Lecture 2011/2012

 

11966610

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21 avril 2011 4 21 /04 /avril /2011 18:17

21

Avril

2011

Mort-aux-cons-de-Carl-Aderhold.png

 

 

 

- Carl Aderhold est né dans l'Aveyron en 1963 [...]

- Mort aux cons a été publié aux éditions Hachettes Littératures en 2007.

 

 

Mort aux cons - Carl Aderhold

 

Quatrième de couverture

 

"Contrairement à l'idée répandue, les cons ne sont pas réformables.
Une seule chose peut les amener non pas à changer, mais du moins à se tenir tranquilles : la peur. Je veux qu'ils sachent que le temps de l'impunité est révolu. Je compte à mon actif cent quarante meurtres de cons. Afin qu'ils ne soient pas morts pour rien, je vous enjoins de lire ce manifeste. Il explique le sens véritable de mon combat." Qui n'a jamais rêvé de tuer son voisin le dimanche matin quand il vous réveille à coups de perceuse ? Ou d'envoyer dans le décor l'automobiliste qui vous serre de trop près ? Mais passé les premiers meurtres d'humeur qui le débarrassent des cons de son entourage, le héros prend peu à peu conscience de l'ampleur de sa mission.
Carl Aderhold nous livre ici son premier roman.

 

 

                Editions Le Livre de Poche

                     de 2009, 409 pages

 

 

Mon avis

 

A travers ce roman, on se prend au jeu dans le combat de notre narrateur, c'est une sorte de vengeance à tous les cons qui empoissonnent sa vie. En plus des passages assez drôle, j'ai apprécié le faite que notre héros nous explique ses critères de recherche et ce qui le pousse à agir dans chaque contextes, ceci nous permet de suivre son évolution dans sa théorie.
Bref, c'est un roman qui se lit assez facilement grâce à une écriture fluide et un bon rythme, sans oublier un bon humour noir comme j'aime et une chute à la hauteur.
Pour finir, je dirai que l'auteur a un petit côté philosophique dans sa façon d'écrire, ainsi je trouve que pour un premier livre, c'est assez prometteur.

 

 

Extrait

 

Etant donné que les cons sont partout, d'une part, et qu'ils régissent le monde, d'autre part, il n'y a aucune raison de supposer qu'il n'en a pas toujours été ainsi depuis que l'homme vit en groupe. On pourrait même, sans grand risque d'erreur, formuler l'hypothèse que la connerie augmente à mesure que la population croît. Autrement dit, l'histoire de toute société jusqu'à nos jours n'a été que l'histoire de la lutte contre les cons.

 

 

Citations

 

"Le con est celui qui abuse de son pouvoir, qu'il soit petit ou grand. A la base, la connerie est toujours une histoire de pouvoir."

 

"Le con croit au progrès, à l'exemplarité des vedettes et aux discours des hommes politiques."

 

"De toute façon, on est toujours le con de quelqu'un."

 

"Quand on ne croit plus en rien, c'est là que la connerie triomphe..."

 

"Autrefois, on contestait la consommation, aujourd'hui on consomme de la contestation..."

 

"C'est l'absence totale d'humanité qui fonde la connerie."

 

 

Vote étoiles 5 sur 5

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4 avril 2011 1 04 /04 /avril /2011 13:34

04

Avril

2011

La vie d'une autre de Frédérique Deghelt

 

 

 

 

- Journaliste et réalisatrice de télévision, Frédérique Deghelt est une voyageuse infatigable [...]

- La vie d'une autre est paru en 2007 aux éditions Actes Sud.

 

 

La vie d'une autre - Frédérique Deghelt

 

 

Quatrième de couverture

 

Marie a vingt-cinq ans. Un soir de fête, coup de foudre pour le beau Pablo, nuit d'amour et le lendemain... Elle se réveille à ses côtés, douze ans plus tard, mariée, mère de trois enfants, sans un seul souvenir de ces années écoulées. Comment faire pour donner le change à son entourage ? Et comment retrouver sa propre vie ? C'est avec une énergie virevoltante et un optimisme rafraîchissant que Frédérique Deghelt a écrit ce roman sur l'amour et le temps qui passe, sur les rêves des jeunes filles confrontés au quotidien et à la force des choix qui déterminent l'existence.

 

 

 

 

               Editions Le Livre de Poche

                    de 2010, 251 pages

 

 

Mon avis

 

Dès les première pages, on entre toute de suite dans le vif du sujet ainsi on s'attache très vite à notre héroïne.
L'auteure décrit avec brio l'incompréhension de celle-ci dans une belle construction, avec des ruptures de rythme, des coups de théâtre...on a vite envie de savoir ce qui se cache derrière ce mystère.
De plus, beaucoup d'émotions se dégagent de ce récit, car c'est à la fois troublant, triste et merveilleux bref on ne peut pas être indifférent à tous ces sentiments.
Pour conclure, ce livre est un véritable coup de cœur pour moi, car en plus de suivre notre héroïne dans son histoire, il nous pousse à la réflexion sur notre vie et sur des moments vécus.

 

 

Extraits

 

Je relis dans un cahier un extrait glané dans mes lectures. "La mélancolie et la tristesse sont déjà le commencement du doute; le doute est le commencement du désespoir ; le désespoir est le commencement arrêté des différents degrés de la méchanceté." J'adhère ! Perdons la méchanceté. Mais qui peut bien l'effacer ?

 

Tout semble si facile. Il ne suffit pas de dire "Je regrette, j'ai compris", dire "Je t'entends", dire "Je te fais de la peine". Dire...Mais pour l'instant, je ne vis que du silence...Un silence sans la qualité du silence. Un silence sans paix, un silence qui n'a jamais été choisi, juste subi.

 

 

Citations

 

"On dit toujours que ce qui ne nous tue pas nous rend plus forts, mais on devrait ajouter que ce qui nous mine quotidiennement finit par nous tuer !"

 

"Aujourd'hui tu sais ce que tu as perdu, mais tu ne sais pas ce que tu as gagné dans ta noyade."

 

"Toute parcelle de vie qui me relie à mes enfants est une mesure entre le désir et l'accomplissement."

 

"Les gens qui ne pleurent jamais sont pleins de larmes. Mais les gens qui ne rient jamais ne sont pas pleins de rires, ça se saurait  ! "

 

 

coeur

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  Mise à jour le 28/04/2013


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