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28 avril 2012 6 28 /04 /avril /2012 17:00

28

Avril

2012

Ondine-de-Jean-Giraudoux.png

 

 

 

- Hippolyte Jean Giraudoux est un écrivain et un diplomate français, né le 29 octobre 1882 à Bellac en Haute-Vienne et mort le 31 janvier 1944 à Paris [...]

- Ondine est paru pour la première fois aux éditions Grasset en 1939.  

 

 

 

Ondine - Jean Giraudoux

 

 

Quatrième de couverture

 

Ondine, fille des eaux, confiante dans la puissance de l'amour qu'elle éprouve pour le chevalier Hans von Wittenstein zu Wittenstein, accepte le pacte du Roi des Ondins: elle partira et vivra son amour humain, mais, si Hans la trahit, il mourra et Ondine retournera au Lac, perdant jusqu'au souvenir de son existence terrestre. Poétique, étincelante, avec un dialogue d'une rare richesse, Ondine, pièce en trois actes qui met en scène la fragilité des amours humaines, a été créée le 4 mai 1939 au théâtre de l'Athénée, sous la direction de Louis Jouvet qui jouait le rôle du chevalier.

 

 

 

 

                  Editions Le Livre de Poche

                      de 2004, 156 pages

 


Mon résumé

 

Acte 1 (9 scènes) : Un soir de pluie et d'orage, Ondine n'est pas encore rentrée dans la cabane. Le pêcheur Auguste et sa femme Eugénie sont alors inquiets.
Un peu plus tard, un chevalier errant du nom de Hans von Wittenstein zu Wittenstein advient chez Auguste et sa femme, n'ayant parlé à personne depuis plusieurs jours, celui-ci leur évoque son futur mariage avec Bertha. C'est alors que surgit Ondine, une créature bien mystérieuse. Au bout de quelques démêlés entre Ondine et Hans, c'est le coup de foudre entre eux. Mais, le pêcheur ainsi que sa femme révèlent au chevalier qu'Ondine n'est pas leur fille mais qu'il l'ont trouvé au lac et que celle-ci est en accord parfait avec les éléments et possède une très grande force. Et malgré la mise en garde d'Auguste, le chevalier est tout de même près à renoncer à la comtesse Bertha pour épouser Ondine. Le Roi des Ondins, quant à lui prévient la jeune fille (sa nièce) en lui disant "Tu acceptes le pacte s'il te trompe, honte du lac !" mais cette dernière a une entière confiance à son fiancée et passe outre l'avertissement de son oncle.

 

Acte 2 (14 scènes) : Après leur lune de miel, une cérémonie est alors organisée afin de présenter Ondine à la cour. Pour cette occasion, un illusionniste présente un spectacle mettant en scène Ondine, Hans et Bertha. De son côté le chambellan doit éduquer la jeune fille sur les manières et le langage de la cour mais celle-ci est bien trop franche pour mentir, ce qui amuse le poète et Berthram mais cela irrite Hans.
Quand celle-ci fait donc la connaissance du roi, elle fait preuve d'une sincérité naïve, exaspérant encore plus le chevalier et agace Bertha. Mais cette dernière, profite de la situation pour reconquérir son bien-aimé qui est son seul objectif.
Voyant que tout ceci prend une mauvaise tournure, la reine Yseult demande un entretien avec Ondine. C'est lors de leur conversation qu'Ondine informe la reine du pacte avec son oncle : "Si Hans la trompe alors il mourra" et qu'elle expose son idée de faire loger Bertha au château avec elle et son chevalier car plus Bertha sera proche de ce dernier plus Hans ne la désirera plus en pensées. La reine en est émue par cette leçon d'amour. Mais la comtesse Bertha, très orgueilleuse, s'en moque et donc Ondine affectée révèle la vraie identité de la comtesse au grand public et donc cette dernière est exilée de la cour.

 

Acte 3 (7scènes) : Quelques mois plus tard, de gros changements ont eu lieu au château puisque l'on prépare le mariage de Hans entre Bertha. Ondine, quant à elle, a disparu maintenant depuis six mois et le bruit court qu'elle a trompé le chevalier avec Bertram.

C'est alors, que survient deux pêcheurs annonçant l'arrestation de la jeune fille et que le procès doit avoir lieu de suite. À ce moment là, le Roi des Ondins, déguiser en homme du peuple, fait éclater la vérité qui n'est qu'autre qu'Ondine n'a jamais trompé Hans et que son amour pour lui n'est que plus intense. Restant seule avec son oncle, la jeune fille le supplie donc de ne pas tuer son chevalier...

 

      

Présentation du livre

 

C'est le conte Undine (1811) du romantique allemand La Motte-Fouqué (1777-1843) qui inspira Ondine à Jean Giraudoux. Le thème de la nixe (génie ou nymphe des eaux dans la mythologie germanique) qui cherche à s'incarner dans l'humain est typique du conte merveilleux, et se retrouve aussi dans le mythe celtique de Mélusine. Mais alors que, dans ces traditions, l'ondine souhaite gagner dans cette forme humaine un supplément d'âme ou assume une vieille malédiction, l'héroïne de Giraudoux y perd par amour ses attributs surnaturels. Le dramaturge a trouvé là une occasion de représenter les rapports impossibles de l'homme et de la femme, dans une féerie théâtrale où la fantaisie se mêle à la rigueur de la tragédie classique. (Source : Wikipédia)

 

 

Mon avis

 

Ondine, est une pièce de théâtre très poétique avec une ambiance féerique ayant pour sujet l'amour impossible entre deux êtres différents,  donnant lieu a un réquisitoire.
De plus, Ondine apporte de la fantaisie et de la magie à cette comédie dont les dialogues sont d'une richesse remarquable.
Entre amour impossible et souhait de la jeune fille voulant de venir humaine, on est plongée dans une oeuvre unique et particulière en soi avec ses propres caractères.
Au niveau de la lecture, c'est simple à lire, pas de mots difficiles, ni de langage trop soutenu et donc les pages se dévorent avec une question que l'on se pose souvent : Le pacte sera-t-il tenu si Hans trompe Ondine ?
Pour finir, je n'avais jamais entendu parler de cette pièce de théâtre de Jean Giraudoux auparavant, et celle-ci a été une belle découverte pour ma part. Il m'est difficile cependant de bien vous retranscrire mon ressenti sur cet ouvrage, mais je ne peux que vous en conseiller sa lecture avec lequel, vous passerez un bon moment.

 

 

Extrait

 

Tu n'y comprends rien: choisir dans cette terre couverte de beautés le seul point où l'on doive rencontrer la trahison, l'équivoque et le mensonge, et s'y ruer de toutes ses forces, c'est justement là le bonheur pour les hommes. On est remarqué si on ne le fait pas. Plus on souffre, plus on est heureux. Je suis heureuse, je suis la plus heureuse du monde.

 

Vote étoiles 5 sur 5

 

 

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9 mars 2012 5 09 /03 /mars /2012 14:39

09

Mars

2012

Il-ne-faut-jurer-de-rien-d-Alfred-de-Musset.png

 

 

 

- Alfred de Musset, né le 11 décembre 1810 à Paris et mort le 2 mai 1857 dans la même ville, est un poète et un dramaturge français de la période romantique [...]

- Il ne faut jurer de rien est une pièce de théâtre écrite en 1836.

 

 

Il ne faut jurer de rien - Alfred de Musset

Présentation de l'éditeur

 

Doutant des femmes pour avoir si souvent usé de leurs faveurs, le jeune et léger Valentin se refuse au mariage, au grand désespoir de son oncle, le négociant Van Buck, qui, tout en le morigénant, paie ses dettes au jeu. Il menace donc son neveu de le déshériter s'il refuse d'épouser la jeune Cécile de Mantes. Valentin parie alors qu'il réussira à séduire la belle en trois jours - ce qui lui permettrait de refuser qu'une jeune fille aussi facilement conquise puisse devenir sa femme. En 1836, Il ne faut jurer de rien, que Musset fait paraître avec le sous-titre de " proverbe ", est la pièce la plus représentative de sa seconde manière, assagie. C'en est fini des passions brûlantes, des innocentes fatales et des beaux ténébreux, et ce ton nouveau est celui de la drôlerie et de l'humour, même si cette légèreté n'empêche pas qu'on puisse frôler le drame. Lorsque la pièce sera représentée douze ans plus tard, le public ne la boudera pas : ce sera l'un des premiers triomphes de Musset au théâtre.

               


                 Editions Librairie Hachette

                       de 1935, 71 pages

 

 

Mon résumé

 

Cette courte pièce de théâtre  porte le titre d'un proverbe dramatique, signifiant ainsi qu'il ne faut jamais être trop sûr de soi puisque tout peut changer. Elle est divisée en trois actes :

Acte 1 (2 scènes) : Van Buck, oncle de Valentin, reproche à ce dernier d'avoir beaucoup de dettes qui doit lui-même rembourser et surtout il ne supporte plus de le voir vivre comme un prince ayant pour loisirs : l'alcool, le jeu et les femmes.
Pour que cela cesse, Van Buck menace son neveu de le déshériter sauf s'il accepte d'épouser Cécile dite Mademoiselle de Mantes : ce dernier refuse car il ne croit pas en la vertu des femmes. Mais, il finit par céder à son oncle et décide donc de rencontrer cette demoiselle à condition que cela se fasse de façon anonyme et finissent aussi par conclure le pari qu'il sera de toute manière trompé par son épouse. Et donc Van Buck, marchant dans la combine de son neveu, arrive chez la Baronne et lui annonce donc que Valentin ne pourra point venir et, quelques instants après on aperçoit à la fenêtre un jeune homme sortant d'une voiture.

Acte 2 (2 scènes) : Malgré les réprimandes de son oncle effrayé par cette comédie, Valentin persiste dans l'idée de son plan de vouloir se faire passer pour étranger aux yeux de Cécile et Van Buck n'a d'autres choix que de jouer le jeu. Au fur et à mesure, Valentin finit par tomber sous le charme de Mademoiselle de Mantes et décide alors de lui écrire un billet où il dévoile ses sentiments. Mais, son oncle en tient vite informer la Baronne, celle-ci se met en colère en voyant que le message comporte aussi un rendez-vous nocturne donné pour sa fille et donc elle renvoie Van Buck et Valentin de son château.

Acte 3 (4 scènes) : Pendant que Valentin et son oncle commentent les évènements de la journée dans une auberge, la Baronne prépare son bal sans oublier d'enfermer sa fille dans la bibliothèque afin qu'elle ne sorte pas, mais celle-ci ruse et se sauve à son rendez-vous. Valentin de son côté, finit son trajet au bois accompagné de Van Buck dont il l'informe que Cécile lui a demandé de le rejoindre en ce lieu (réponse au message qu'elle a reçu de Valentin) et pendant ce temps, son oncle devra distraire la Baronne et l'abbé.
Donc, Valentin retrouve comme convenu Cécile dans le bois, cette dernière parle déjà de mariage tandis que Valentin lui cache toujours son plan avec son oncle. Mais devant la sincérité de cette jeune fille, il tombe réellement amoureux donc ils finissent par s'embrasser  et à cet-instant précis, Van Buck et la Baronne les aperçoivent. Voilà donc notre jeune homme qui a perdu son pari et qui affirme alors "qu'il ne faut jurer de rien, et encore moins défier personne."

 

 

Mon avis

 

L'intrigue de cette comédie est construite sur le pari entre Van Buk et Valentin, ainsi notre curiosité est renouvelée au fil des pages par les réactions de ce dernier face à Cécile.
De plus, il faut savoir que Valentin est le portrait de Musset lui-même car il a été connu comme un des plus dandys puisqu'il avait une beauté lui donnant ainsi accès à des relations se jouant sur le charme et inévitablement sur la débauche.
Au niveau de l'écriture, le style de ce dramaturge est remarquable car, il décrit très bien à travers les répliques la société et le romantisme de l'époque.
Pour conclure, j'ai passé un agréable moment avec cette pièce de théâtre pleine d'esprit et drôle. Néanmoins, c'est dommage qu'elle soit si courte.

 

Citations

 

"Ah! qu'on a bien raison de dire qu'une première faute mène à un précipice!"

 

"Ah! que le coeur est un grand maître! On n'invente rien de ce qu'il trouve, et c'est lui seul qui choisit tout."

 

"Il n'y a de vrai au monde que de déraisonner d'amour."

 

"Mon oncle, il ne faut jurer de rien, et encore moins défier personne."

 

 

Illustrations.png

 


Il-ne-faut-jurer-de-rien--Valentin-.jpg
Il-ne-faut-jurer-de-rien--Cecile-.jpg




Valentin

Cécile




 

 

Vote étoiles 5 sur 5

 

 

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18 janvier 2011 2 18 /01 /janvier /2011 18:44

18

Janv

2011

Knock-ou-le-triomphe-de-la-medecine-de-Jules-Romains.png

 

 

 

- Jules Romains est né à Saint-Julien-en-Chapteuil (Haute-Loire), le 26 août 1885. Fils d’instituteurs, il fût élevé dans le respect de l’idéal laïque et rationaliste de la IIIe République [...] Il est mort le 14 août 1972.

- Knock ou le triomphe de la médecine a été publié pour la première fois aux éditions Gallimard en 1924.

 

 

 

Knock - Jules Romains

 

 

 

Quatrième de couverture

 

LE TAMBOUR - Quand j'ai dîné, il y a des fois que je sens une espèce de démangeaison ici. Ça me chatouille, ou plutôt ça me gratouille. KNOCK - Attention. Ne confondons pas. Est-ce que ça vous chatouille, ou est-ce que ça vous. gratouille LE TAMBOUR - Ça me gratouille. Mais ça me chatouille bien un peu aussi... KNOCK - Est-ce que ça ne vous gratouille pas davantage quand vous avec mangé de la tête de veau à la vinaigrette ? LE TAMBOUR - Je n'en mange jamais. Mais il me semble que si j'en mangeais, effectivement, çà me gratouillerait plus.

 

 

 

 

                            Editions Folio

                       de 1996, 152 pages

 

 

Mon résumé

 

Cette comédie satirique est à la fois l’histoire d’un trompeur trompé, mais surtout la rapide accession d’un canton à "l’existence médicale" grâce au génie d’un médecin, homme d’affaires avisé et entreprenant. Elle est divisée en trois actes :

Acte 1 (1 scène unique) : Le docteur Parpalaid qui n’a pas cru à la médecine ni fait fortune, décide de vendre son cabinet de Saint-Maurice afin de s’installer avec sa femme dans une plus grande ville. Il pense tromper son jeune confrère le médecin Knock en lui cédant son cabinet trop peu consulté. Durant le trajet où Parpalaid conduit Knock vers Saint-Maurice à bord de sa vielle voiture déglinguée, symbole de la médiocre clientèle du cabinet., Knock l'interroge en demandant tour à tour si le village contient des sectes, des drogués, des pratiques sexuelles suspectes (adultères, sodomies) ou bien quelques épidémies çà et là. Le résultat de cette conversation ne plaît guère à Knock, pour qui la clientèle dont il hérite est trop bien portante. Grâce à sa « méthode médicale entièrement neuve », Knock se vante qu’il va rendre ce cabinet florissant et bien gagner sa vie.

Acte 2 (6 scènes) : Dès le premier jour, Knock appelle le tambour du village pour faire annoncer son arrivée et l'instauration de consultations gratuites le jour du marché. Il spécule alors sur la peur de la maladie et révèle le besoin de se soigner à la population du canton. Parallèlement, il demande à l’instituteur de bien informer les gens sur ce que sont les microbes, germes et virus, et s'entretient avec le pharmacien qui confirme que Parpalaid lui envoyait bien peu de clients.

Acte 3 (9 scènes) : Le succès des consultations gratuites est phénoménal, et Knock qui a su fédérer les intérêts du pharmacien, de l’instituteur, de l’hôtelière, a assuré la fortune de ses alliés. Mais sa vraie passion, c’est la volonté de puissance. Il est rapidement débordé, et instaure les premiers traitements de longue durée tout en menant des investigations sur ses clients afin de prescrire des traitements coûteux à ses patients fortunés.

Trois mois après son arrivée, Knock reçoit la visite de Parpalaid (venu récupérer la première échéance de la vente du cabinet) et peut lui montrer un paysage "tout imprégné de médecine" sur lequel il règne sans partage. Ce dernier est abasourdi par les chiffres impressionnants présentés par Knock, et la pièce se termine sur une discussion entre les deux confrères, où l'on voit Parpalaid regretter son ancien poste. Knock réussit à faire douter son prédécesseur de sa propre santé, et le résout à se mettre au lit : ultime victoire de son pouvoir sur autrui.

Ainsi la minable escroquerie de ce petit docteur de campagne met-elle en valeur les talents de Knock qui, rapidement, a su assurer "le triomphe de la médecine".

         

 

Mon avis

 

La médecine est dans cette pièce de théâtre, considérée comme un commerce. Effectivement, le docteur Knock utilisera le tambour pour faire sa publicité et créé le besoin de se soigner chez ses patients avant de définir leur mal.

A travers l'escroc qu'est le docteur Knock, Jules Romains définit la médecine de cette époque comme une nouvelle religion.

En conclusion, c'est un vrai coup de coeur car c'est une pièce amusante et facile à lire, dans laquelle on s'attache aux personnages, plus particulièrement à Knock, cet être rusé et hypocrite.

 

 

Citations

 

"Les gens bien portants sont des malades qui s'ignorent."

 

"La santé est un état précaire qui ne laisse présager rien de bon".

 

 

coeur

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  Mise à jour le 28/04/2013


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